Thriller

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samedi 1 août 2015

HELP ME HAVE NO HUMAN WAYS

Help me have no human ways. De Luciano Imperoli.
États-Unis/Italie. 2015. 9 min 48 sec.
Starring : Eric Bower & Karen Lynn Widdoss.

 
Lectrices et lecteurs, souvenez-vous de l'été dernier. Il y a presque un an, sur feu  The Dirty Cinema, je vous avais parlé de The cold eyes of death et Violets bloom at an empty grave, deux courts-métrages rendant hommage à Lucio Fulci de fort belle manière. Et bien les responsables de cette jolie paire de péloches - le producteur Chris Milewski et le réalisateur Luciano Imperoli - ont remis le couvert pour les besoins d'un autre court intitulé Help me have no human ways. L'horreur sensitive et poétique de leurs précédents travaux cède ici sa place à la science-fiction expérimentale. La liberté narrative, le rythme lancinant et l'atmosphère vaporeuse de ces dix minutes de film épaississent le mystère qui entoure le personnage principal, un être certainement venu d'ailleurs et qui semble condamner à l'errance. Qui est-il ? D'où vient-il ? Où va-t-il ? Rêve-t-il de moutons électriques ?  Des questions qui, depuis l'aube de l'humanité, restent sans réponses mais qui hantent chaque image de Help me have no human ways. Des images obsédantes et évocatrices comme ces buildings "fantômes" surplombant un décor désert et sans vie... Une réminiscence post-apocalyptique pour une œuvre renouant avec le doux parfum de la fantascienza, la science-fiction all'italiana des 60's, 70's. Le générique d'ouverture fait la part belle aux trucages old school et renvoie aux bricolages ingénieux de Mario Bava (La planète des vampires), Antonio Margheriti (La planète des hommes perdus) et Luigi Cozzi (Starcrash, le choc des étoiles). Avec son look rétrofuturiste, Karen Lynn Widdoss n'aurait pas non plus dépareillé dans les bandes SF des années 1960 (on songe à Elsa Martinelli dans La dixième victime d'Elio Petri ou au Barbarella de Roger Vadim). Mêlant références cinéphagiques et interrogations existentialistes, Help me have no human ways est un trip à la fois pop et réflexif qui n'attend plus que vous.


Tout l'univers de Help me have no human ways en cinq clichés.

 


Pour en savoir plus, rendez-vous sur le blog de FILMIRACLE PRODUCTIONS et sur la page FACEBOOK de la société de Chris Milewski. 

 

9 commentaires:

  1. Merci pour la découverte, je m'envoie ça dans les mirettes dès que j'ai 9min! En attendant, dans le marque-pages, hop! En tout cas ce que tu en dis donne envie!

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    1. De rien, Rigs ! Fais-toi plaisir, ça ne sera pas neuf minutes de perdues !

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  2. Un court-métrage à l'ambiance très particulière. Le film m'a fait penser à "Starcrash" et aussi (même si le film n'est pas bon) à l'adaptation cinéma de "La possibilité d'une île" de Houellebecq. Désolé pour la comparaison mais c'est juste pour l'esthétique :)

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    1. Je ne peux me prononcer sur La possibilité d'une île car je ne l'ai pas vu, mais le côté Starcrash me parle bien ! Merci pour ta lecture, Rogg' !

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  3. Je viens de regarder les trois (tant qu'à faire). Bien différents les uns des autres malgré le fil rouge du personnage féminin, et une même ambiance étrange qui mérite le coup d'oeil. Merci pour la découverte !

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    1. Mais je t'en prie, ravi que cette trilogie t'ait plu. Et bienvenue à toi, Nola !

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